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CHRISTIAN PRESENT: LE VERBE NE SE PLAINT PAS DU VIDE


Good Christian


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CHRISTIAN PRESENT: LE VERBE NE SE PLAINT PAS DU VIDE

Christian Présent  est un poète  Martiniquais en quête, dans ses recueils, d’un Moi en proie aux extérieurs de la nature humaine. Il puise son inspiration dans son intérêt pour la littérature, la science, les sciences humaines et sociales ainsi que l’art. Au fil du temps, ses écrits l’ont mené sur les chemins de la collaboration.

Outsideleft: Pourriez vous nous dire quand et comment s’est développé votre intérêt pour l'écriture, et quelles sont les personnes de culture littéraire ou artistique qui vous ont le plus influencé?

Christian Present: Le besoin d’écrire, s’est fait ressentir après le décès de mon père, en 1986 ou mon questionnement sur l’existence à balbutier, pourquoi ?  Pour qui ? Comment ? Qui ? Quoi ?

Naissance vie Mort, triptyque de l’évolution de l’être humain, je me suis mis a chercher des réponses en aiguisant le verbe observer, le verbe lire et le verbe vivre

Le besoin de coucher et de dire, de figer sur feuille de papier mes ressentis, sont venus naturellement

Personnes de cultures littéraires je n’en ai quelques uns mais je dirais que  la philosophie, a été l’un de mes moteurs, la sociologie, l’économie, l’anthropologie, la biologie… Curieux de comprendre le rapport de l’humain à la société, je lis et j’ai lu un peu de tout

Et au fil de mes pérégrinations, Kafka, Edgar Morin, Spinoza, Van Gogh, Frida Khalo et Charles Baudelaire, Jean Michel Basquiat, Miles Davis, Eugène Mona, Charlie Parker, m’accompagnent au fil de mes mots

OL: Vous dites avoir arrêté l'écriture pendant un certain temps  quelles en étaient les causes et comment avez vous renoue avec cet art qui, aujourd’hui fait partie intégrante de ce que vous êtes?

CP: Disons fin des années 90 suite à un différent littéraire sur un écrit qui devait sortir j’ai laissé le temps faire sa route, mais dans un coin de ma tête je n’ai jamais abandonné l’écriture, j’ai toujours écrit

Et en 2012, un certain mercredi après midi, j’ai couché une quinzaine de texte poétiques

et à la fin de cette année est sortie le recueil « Au fond du couloir» et depuis la passion est devenue essentielle, professionnelle, la poésie sous toutes ses formes

La poésie est aussi une arme
qui tranche les cœurs !
Aiguise -la mon ami !
Tu entendras les joies et les douleurs 
de tous les êtres brisés !
Même la boue te félicitera de l'avoir interpellé.

OL: Vous jouez des mots avec aisance nous entraînant, à travers votre poésie,  à explorer un Moi en prise  aux extérieurs de la nature humaine. Theme tres populaire des sciences humaines. Quelles sont les raisons qui vous ont poussé vers un tel choix thématique?

CP: Cela est peut être dû à mes lecture sur les sciences humaines,

Comme disait le peintre Van Gogh : avec ma peinture, je veux toucher les cœurs ! je veux voir la nature sous un soleil ardent L’humain et ses paradoxes me fascinent, et c’est ce que j’essaye de faire ressortir dans mes écrits avec les jeux des mots, mais que le rendu soit sincère, car celui qui lit ressent l’émotion dégagé par l’artiste, L’artiste touche du doigt ce que le commun des mortels a peur de remettre à la surface l’artiste est un médian pour les relation humaines.

L’art n’est pas que des courbes, des lignes droites, des mots, des éclats de couleurs, il est humain, on a tendance à l’oublier

«  la poésie n’est pas une prothèse sur une jambe de bois
ton cœur nu est de chair et de sang
le mot est sincère et heureux et cinglant
la lutte du connais-toi, toi-même est enclenchée
vivre c’est laisser la mort rôder
Vivons, redressons l’échine de notre moi »

OL : L'écriture vous a amené à faire de très belles rencontres mais surtout à avoir de nombreuses collaborations artistiques avec des créateurs venant d’autres disciplines tel que des artistes plasticiens, des chanteurs,  des gens du spectacle. Précisons aussi que ces échanges s'étendent aussi sur le plan international, ici je pointe du doigt votre collaboration avec le mouvement “Neutral-ism”. Pourriez vous nous décrire un peu le déroulement de toutes ces rencontres.

CP: Je dirai que les réseaux sociaux ont une grande part dans toutes mes collaboration humaines artistiques et savoir profiter de l’aubaine car elle ne se présente pas deux fois. J’utilise les réseaux sociaux comme vecteur promotionnel de mon Art Poétique Et quand les artistes sont intéressés par mes écrits, (leur ressenti) ils font appel a moi ou je propose mes service puis le contact suit son cours.

Concernant, le mouvement Neutral-ism, le fondateur Francesco Perilli a remarqué un écrit que j’avais faits sur une de ses œuvres, m’a demandé ensuite de lui faire un texte concernant le mouvement Neutral-ism. Et depuis j’y suis, il ne me reste plus qu’a participer physiquement à une exposition Et avec ce mouvement j’ai pu participer par mes mots à des expositions internationales  Exposition d’avril 2016 d’Aya Nda en Guadeloupe  Exposition Art for Peace  juin - juillet 2016 Ortona (Italie)

OL: “Le verbe ne se plaint pas du vide”.  Que cherchez vous à faire valoir par cette citation?
CP:
Le verbe ne se plaint pas du vide, Ne pas avoir peur de dire, même a demi-mot, malgré le paradoxe de l’être qui cherche son équilibre Et que le poète aura toujours un mot pour affronter nos vides Un mot peut tuer mais donne aussi naissance, reconquiert nos terres arides avec la pluie du jour

Le silence est bruyant mais n’hésitez pas a donnez un peu de votre verbe,
De l’art de donner vie
Et de la matière qui ne demande rien
Je t’offre ce que ton âme n’a pas osé

OL: Selon vous la poésie a t - elle encore sa place et peut elle encore avoir un impacte sur ce monde Ultra libérale dans lequel nous vivons.
CP:
La poésie à toute sa place, et son impact est certain quand elle se nourrit de la veine qui nous lie à cette terre que l’on foule Et j’ai plein d’anecdotes ou des lecteurs qui ne lisaient pas de la poésie, se sont mis à lire de la poésie. On vu la poésie sous un angle différent, pour eux la poésie était hermétique, en général n’avait aucun rapport avec la réalité. Et de surcroît elle est thérapeutique, Nombre de fois des gens se sont confiés pour un mieux être par le poids de mes mots. Et même une fois ou l’a m’a rétorqué : comment se fait il que tu me connais alors que je ne t’ai jamais vu notre monde est ultra libérale certes, mais elle est faite d’humanité pour reprendre les lignes d’un article écrit pour ce magazine :

L’Art pointe du doigt, ce que le mortel ne peut voir, car cristallisé par le train-train quotidien, qui jour après jour, ronge,  désosse, formalise, l’égoïsme a lâché ses chevaux.

S’unir pour avoir plus de poids, dans la mélodie de l’humanité et assurer le contrepoids pour poncer le paradoxe humain.

OL: J’ai eu l’occasion de lire certain de vos recueils que j’ai profondément apprécié, notamment “ Au fond du couloir”. Ou peut on se les procurer?
CP :
Les recueils « Au fond du couloir » et « Ma dernière Pelée »  sont disponibles dans toutes les librairies dans les rayons ou en commande sur amazon.

*Nos sueurs (Poésie Érotique)
*Mon petit Gueuloir  (Écrits divers)
*Le cœur de l’intruse (Poésie)

*Sont disponibles sur le site de : TheBookEdition 
Lien Facebook

 


Christian Present: "Word shall not complain of the void"
On a Self searching Quest plagued by forces external to human nature.

Christian Present, a poet from the Caribbean island of Martinique, is on a Self-searching quest plagued by forces external to human nature. His inspiration originates from his interest in literature, science, social sciences as well as art. Over time his writing led him towards collaborations.

Outsideleft: When and how did you developed your interest in writing and who has influenced you the most?
Chrstian Present: T
he need to write was felt when I lost my father in 1986. From that time I started to question myself about our existence. Why? For who? How? who? What?. Birth, life and death a triptych, human being’s evolution. Seeking for answers I started to observe, read and experience life. The need to express myself, to lay my feelings on paper came naturally. Philosophy has been one of my leitmotiv, as well as sociology, economics, anthropology, biology...Keen to better understand the link between human and society, I read about everything and during my wanders, Kafka, Edgar Morin, spinoza, VanGogh, Frida Khalo, Charles Baudelaire, Jean Michel Basquiat, Miles Davis, Eugene Mona, charlie parker accompany me in the course of my writing.

OL: You stopped writing for a while in the late 90s. What was the main reason and how did you get back to the art, which is today an integral part of who you are?
CP:
Following an intellectual conflict regarding one of my work that was supposed to be published, I stopped writing and let time makes its way, keeping deep in the   corner of my mind the burning desire.

In 2012, on a certain Wednesday afternoon, I wrote about 15 poetic texts and by the end of that year “Au fond du couloir” my first anthology  was released. Since then, passion has become essential, professional and poetry in all its forms.

Poetry is also a weapon
That slits hearts!
Sharpen it my friend!
You will hear joys and sorrows
Of every broken beings!
Even mud will congratulates you on calling out to it.

Christian Present Books
Au fond du Couloir (2012) / Ma Dernière Pelée (2015)

OL: You are at ease with words, inviting people through your poetry to explore an inner Self plagued by forces external to human nature, a very popular theme in social sciences. What were the reasons that led you towards such a thematic choice?

CP: This may be because of my various readings. As the painter Van Gogh said: “with my painting I want to touch people's heart, I want to see nature under a burning sun”. Fascinated by human and its paradoxes, that’s what I try to bring out, playing with words while making sure rendition is genuine so,  the reader can feel the emotion released by the artist who touches with his thinger what an ordinary person fears to challenge. The artist is central to human relations. Art is not just curves, straight lines, words, shards of colours; we tend to forget that art is human.

Poetry is not a prosthesis on a wooden leg
Your defenseless heart is made of flesh and blood
The word is sincere, cheerful and scathing
The struggle to know yourself is triggered
To live is to let death prowl
Let's live and restore the backbone of our Self.

OL: Writing allowed you to make some prestigious encounters and to have many collaborations with creatives from other disciplines such as performing art, visual art, music. These collaboration also extend internationally - talking here about your collaboration with the “Neutral-ism” movement. Could you tell us how you met this movement?

CP: I will say that social media plays a large part in all my human encounters and artistic collaborations. One must take the opportunity when it shows up. I use social networks as the promotional vehicle for my poetic art. Artists who are interested in my writing will get in touch or I personally offer my services.

In regards of the “Neutral-ism” movement, the founder, Francesco Perilli noticed a text I wrote about one of his work, so he approached me to find out if I could write about the movement. Since then I have been a member, with my texts being showcased at several international exhibitions. Next step is for me to be able to attend one these shows. Only to state a few, my words were exhibited to support artist Aya N’da’s visual art  in April 2016 in Guadeloupe. From June to July 2016 I exhibited in a show called “Art for peace” in Italy.

OL: “Word shall not complain of the void” What are you trying to assert by this quote?
CP:
“Word shall not complain of the void” : Do not fear expressing yourself, even implicitly, despite the human being’s paradox in quest of stability.

The poet will always have a word that confront our emptiness, a word can kill but can also give birth, win back our arid lands with the rain of the day.

Silence is loud but make sure your word is heard
From the art of giving life
And from the matter that has no request
I offer you what your soul didn’t dare.

OL: Do you think poetry still belongs to this society and can it have an impact on this ultra-liberal world we live in?

CP: Poetry still have its entire place and, its impact is certain because it feeds itself from the vein that links us to this land that we walk on. I have lots of anecdotes. Readers who were not used to read poetry, are now, seeing it differently. For them poetry was hermetic, and was far away from reality. It is therapeutic. Many times people has certified having a better life since reading my words. Once someone even said: How can you know me while I never met you? Our world is for sure ultra-liberal but, is made of human.Quoting some lines from a previous article “Art point out what human cannot see while caught up in their daily life style which, one day after another eats away, takes to pieces, formalises: egoism has given its horses their heads.”

To unite ourselves to be stronger in humanity’s melody and ensure balance in order to rub down human paradox.

OL: I had the privilege to read some of your anthology that I thoroughly enjoyed, notably “Au fond du couloir”. Could you tell us where they can be purchased?
CP:
“Au fond du couloir” and “Ma dernière Pelée” can be found in any bookshop or can be ordered on amazon


*Nos sueurs ( Erotic poetry)
*Mon petit Gueuloir (Divers writings)
*Le coeur de l’intruse (Poetry)

*can be purchased here: The Book Edition

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Shop Christian on Amazon

 

 

Guilaine A.

Guilaine A is a french female artist, originally from the french caribbean island of Guadeloupe. Guilaine's family has a music, craft and design background, and Guilaine developed her passion for the arts in her early years spent in the museums and art galleries of Paris, and more recently as her painting developed, among underground artists from her home city.


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